Bonnici Christian

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The man that french diving federation refused as diving instructor became one of the most technically sharpened diver of the Cousteau team.

L’homme que la fédération française de plongée refusa au monitorat de plongée devint l’un des plongeurs Cousteau les plus expert et pointu techniquement.

Christian Bonnici was born December 16, 1935 in Constantine, Algeria. Very quickly, his parents moved to Bône in France, where he spent his childhood and adolescence, gets his BEPC, then continues up to the Baccalaureat which he fails. At age of 18, he signed a commitment for french Army and spent 3 years at the BETAP and at 1st RCP Phillipeville in Algeria.

At the end of his commitment, he started his professional life as a clerk in Algeria. At the same period he started diving in the “Club de la Mer” in Bône, then went to Niolon to become a diving monitor. But he was rejected due to a narcosis during a dive at -45m. So he continued diving with the local club in Bône where he participated to archaeological excavations and brought his help to identify some sites underwater. In july1962, when occurred the independence of Algeria, he leaves Algeria to return to France where he faced some problems of rehabilitation like most of the Algeria returnees. Being single, he was offered a job in northern France, which he refused to stay close to the sea. He then started to look forward professional diver jobs. Thus in the summer of 1962 he went to Paris to visit the SOGETRAM company of Andre Galerne, who couldn’t offer him an immediate job.

The opening door to Jacques Cousteau’s crew occurred during a family gathering, thanks to a cousin of his future wife, Raymond Vaissière Scientific Director of the Oceanographic Museum of Monaco. Vaissière told him that Cousteau was recruiting new divers to take part to oceanographic cruises. He then came to OFRS, in Marseille, the Cousteau’s underwater development office in charge of diving equipment development. At this time the Cousteau team had just completed the first diving saturation project "Diogenes" at -10 m deep in a small cove on the island of Frioul in Bay of Marseilles. He made a test under the control of Albert Falco and he got the job at the OFRS on the 1st October 1962.

From 1962 to 1975, he took part to many Calypso expeditions and saturation diving experiments. Among these : the Fontaine of Vaucluse, the film "World Without Sun". He was chief diver on Truk lagoon in 1970, led by Philippe Cousteau, where they explored the Japanese shipwrecks of World War II, doing air dives up to -70 m deep. He also participated in a long Calypso mission in Antarctica and in an expedition to Inuit land in the Bering Strait for a movie about the walrus with Philippe Cousteau again. The diving technology evolved quickly and Cousteau and his team came to deep diving with heliox gas mix. They tried heliox during a film made about coral fishermen who reached 100 m with air. The Calypso divers learned to dive with 17/83 heliox mixture which was prepared by Christian Bonnici under the supervision of Jean Alinat who defined the decompression tables. Cousteau selected six divers for being oceanauts on Precontinent 3 experiment : Heliox saturation dive to 100m during 3 weeks. Christian Bonnici was one of those. Thus Christian spent four years (1968/1972) at the subsea department base of CEMA (new name for the Cousteau OFRS), alongside Professor Chouteau, to take part on various deep diving experiences. Christian did a fictive air dive and heliox saturation dive at -400 m.

After CEMA closing in 1972, Christian worked for the company Seal Petroleum until he joined Comex in July 1975 to work with another Cousteau engineer Guy Fleury. He stayed 17 years, serving as operation manager, R & D engineer, and project manager.

Version française :

L’homme que la fédération française de plongée refusa au monitorat de plongée devint l’un des plongeurs Cousteau les plus experts et pointus techniquement.

Christian Bonnici nait le 16 décembre 1935 à Constantine, en Algérie. Très rapidement, ses parents déménagent en France vers Bône où il passe toute son enfance et son adolescence, obtient son BEPC, puis continue jusqu’au Baccalauréat auquel il échoue.

Il s’engage à dix-huit ans, pour trois ans à la BETAP le 01/10/1954 puis au 1er RCP à Phillipeville en Algérie a/c de novembre 1955. A la fin de son engagement, il démarre sa vie professionnelle comme employé de bureau, puis est nommé contrôleur dans  l'organisme, équivalent de l’Urssaf, nouvellement créée en Algérie. Pendant cette période, il effectue une formation de plongeur amateur au Club de la Mer, obtient son 2ème degré, puis se rend à Niolon pour faire un stage de formation de moniteur fédéral. Il sera recalé à l’examen du monitorat de plongée pour cause de narcose à -45m. A son retour à Bône, il reprend la plongée dans le cadre du club, et participe à des fouilles archéologiques ayant pour objet de répertorier les différents sites sous-marins. Le 01/07/1962, à l’indépendance de l’Algérie, il quitte définitivement l’Algérie pour rentrer en France ou va se poser le problème de reclassement des rapatriés d’Algérie. Etant célibataire, un poste dans le nord de la France lui sera proposé. Peu intéressé par ce poste qui va l’éloigner de la mer, il renonce à ce reclassement et commence à faire l’inventaire des professions de plongeur/scaphandrier en Métropole. C’est ainsi que durant l’été de 1962, il se rend à Paris pour contacter la Sogetram d’André Galerne. Cette coopérative de plongeurs, ne pouvant l’intégrer rapidement, il redescend sur Marseille où il réside provisoirement.

Une porte s'ouvre sur l'équipe Cousteau au cours d’une rencontre familiale, un cousin de sa future femme, le professeur R.Vaissière directeur scientifique du Musée Océanographique de Monaco lui apprend que le Cdt Cousteau recherche des plongeurs pour participer à des campagnes océanographiques. Il se présente à l’O.F.R.S, antenne marseillaise du Cdt Cousteau pour postuler. L’O.F.R.S (Office Français de Recherches Sous-marines) est à cette époque l’organisme du Cdt Cousteau où se préparent les expéditions de la Calypso. L’équipe du Cdt Cousteau vient de réaliser la première saturation « Diogène » à l’air à –10m dans une petite anse de l’île du Frioul en baie de Marseille. Sous la supervision d’A. Falco qui réalise le relevage des équipements, Christian Bonnici réalise un test in situ avant d’être embauché à l’O.F.R.S à/c du 1er octobre 1962.

Du 1/10/1962 au 30/06/1975, il va participer aux expéditions de la Calypso ainsi qu’aux expériences de plongée à saturation ayant pour objet d’étudier et d’expérimenter les paramètres physiologiques de la plongée en saturation. Durant cette période, il participe à l’exploration de la fontaine de Vaucluse, la réalisation de séries TV, du film « Monde sans soleil » tourné sur le récif de « Shaab Rumi » tandis que sont réalisées deux saturations à -10 et –25m à proximité de ce même récif. Il est aussi responsable plongée de la mission sur l’atoll de Truk en 1970, menée par Philippe Cousteau, pour réaliser un film sur les épaves japonaises de la seconde guerre mondiale, multipliant les plongées à l’air jusqu’à 70 mètres. Il participe aussi à une longue mission de la Calypso en Antarctique, à une expédition en terre inuit dans le détroit de Béring pour un film sur les morses avec P.Cousteau. Son intégration dans l’équipe de plongeurs du Cdt Cousteau et l’évolution de ce métier le poussent à s’intéresser à la plongée profonde en héliox. Le film réalisé sur les corailleurs qui plongent à –100m à l’air oblige les plongeurs Calypso à s’initier à la plongée en mélange héliox 17/83. Ce mélange est à l’époque, fabriqué artisanalement, par Christian Bonnici sous la supervision du Cdt Alinat qui va définir les tables de décompression en fonction de la profondeur. Une sélection des plongeurs est réalisée par Cousteau pour définir les six océanautes qui participeront à l’expérience Précontinent 3 (EP3), plongée à saturation héliox à -100m. Cette expérience ayant démontré la vulnérabilité des ombilicaux engagés depuis la surface, Cousteau lance le projet Argyronète. C’est ainsi que C. Bonnici passera quatre ans (1968/1972) à la base sous-marine du CEMA (ex OFRS), au côté du professeur Chouteau, pour participer aux expérimentions sur des animaux, majoritairement des boucs (Boucafond, Boucabloc,…) l’un d’eux atteignant -1000 mètres. Par la suite, les expérimentations humaines viendront confirmer les hypothèses scientifiques, et c’est dans ce cadre que sont réalisées des plongées fictives à l’air et à l’héliox dont deux saturations en caisson à -400 et –500m. Christian Bonnici effectuera celle de –400m.

Dans la deuxième moitié de la décade 1970, le groupe Cousteau connaît des difficultés. Le projet Argyronète va connaître un arrêt brutal, tandis que Cousteau cherche un financement pour reprendre le tournage de séries TV. Les plongeurs connaissant une certaine inactivité vont être loués et affectés à différents chantiers industriels. Durant cette période C.Bonnici entrevoit la possibilité de rejoindre une entreprise industrielle pour valoriser son expérience et réorienter sa carrière professionnelle. Ainsi, entre 1972/1975, il collabore à des projets de la société Seal Petroleum qui utilise le « Terrebel » navire de type LCT modifié pour réaliser des opérations à partir d’un derrick. Originalité, c’est un des premiers navires disposant d’un moon pool, sorte de piscine donnant un accès direct à la mer

A la dissolution de Seal Petroleum, Christian Bonnici entre à Comex le 1er juillet 1975 à la demande de Guy Fleury, ex-ingénieur projet chez Cousteau. Il y restera 17 ans, exerçant les fonctions de conducteur de travaux, ingénieur R& D, chef de projet.


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